Là où meurt la Lumière
Histoires de leur rencontre et de leurs périples
Tranquillien, la brise souffle doucement dans le feuillage de ce début de soirée
Laureïra est assis sur la terrasse auprès de son père, elle s'entraine à l'art de la calligraphie.
Encore un de tes fabuleux tableaux père ? Quelle est ton inspiration cette fois ?
C'est une surprise ma fille, pour toi, j'espère qu'elle te plaira
Intriguée, elle se redresse
Pour moi ? Je peux voir ?
Surtout pas, c'est le principe d'une surprise. Il sourit
Il recouvre la toile d'un drap
Je descends voir ta mère, ne triche pas.
Laureïra replonge dans ses écrits, sa plume glisse sur le papier, elle s'étire en rêvassant puis s'assoupie
Laureïra se réveille en sursaut par des cris
Ah ! Que se passe-t-il encore ?
Elle se penche au-dessus de la rambarde, des squelettes et des goules inondent les rues
Mais qu'est ce…
Ni une ni deux, elle coure à l'intérieur, en criant pour trouver sa famille
Lou ? Père ? Mère ?
Pas de réponse, arrivée en haut des escaliers, l'horreur
Ils sont entrés, elle voit sa mère à terre, sans vie, des goules penchées dessus
Son père une arme à la main, tentant de repousser les assaillants, sa sœur pleurs, cachée derrière son père
Père ? Hurle t'elle
Enfuis toi Laureïra, Cours ! Va à Lune-d'argent, on te rejoint !
Les larmes aux yeux, elle est tétanisée, son père commence à être submergé
Pars ! Vite !
Comme un choc électrique, ce dernier ordre la "réveille", elle retourne sur la terrasse, prend son sac de calligraphie et regarde autour. Derrière le bâtiment, il ne semble pas y avoir de monstres
Elle entreprend la descente par la façade via des lierres qui semblent solide
Arrivée au sol, elle se met à courir, Tranquillien derrière elle se réduit, les bruits de combats s'estompent.
Elle coure, à bout de souffle, elle continue jusqu'à tomber au sol au pied d'un garde de Brise-Clémence
Que ce passe t'il jeune fille, où cours tu comme ça ?
Tranquillien…
Elle est essoufflée et se met à pleurer
Calmes toi, reprend ton souffle
Tranquillien est attaquée ! Aidez-moi...
Elle fond en larmes
Mes parents, ma sœur…
Le garde part donner l'alerte, les cors retentissent, d'autres réfugiés arrivent
Les minutes passe, Laureïra est toujours au sol, des gardes armés partent à dos de pérégrins.
Elle reste immobile, le regarde vide, un réfugié la relève, elle marche avec eux en direction de Lune-d'argent
Laureïra est recroquevillée sur le lit, les jours passent et elle ne voit pas sa famille arriver. La porte de la chambre s'ouvre, une elfe de sang passe la tête, le regard doux
Laureïra, tu dois manger, ne reste pas comme ça.
Laureïra lève les yeux, rouge marqués par sa tristesse, elle regarde Makilya
Mais… je…
Makilya, Elfe de sang également, visage fin avec une mèche de ses cheveux roux devant les yeux.Leurs pères ont combattu ensemble et sont restés très proche; elles sont amies de longue date.Ils ont recueilli Laureïra sans hésitation lors des évènements récents
Nos soldats reviennent tous les jours avec des nouvelles personnes, ne perd pas espoir
Elle fait une pause
On a fait un repas chaud, ça te fera du bien
Les minutes passent, Laureïra immobile sur son lit, lève la tête
Elle a raison, ils sont surement bloqués quelque part, ça ne peut pas être autrement
Des visions de sa mère surgisse dans sa tête
Mère…
Elle se recouche…
Quelques jours plus tard, Laureïra est sortie de sa chambre, toujours sans nouvelle de sa famille.Une boule au ventre permanente, mais elle mange, elle a besoin de force.
Je vais aller les chercher lâche-t-elle au milieu du repas
Quoi ? Mais non, tu es folle, il y a encore du danger dehors.
Laureïra tape du poing sur la table
Je n'en peux plus d'attendre, je veux savoir, je dois savoir
Après le choc et le déni, elle avait atteint une nouvelle étape du deuil, La colère.
La nuit tombée, Laureïra ne dort pas, elle attend dans son lit, habillée d'un pantalon et d'un gilet sombre, elle est prête. Prête à bondir du lit dès que tout le monde dort et s'éclipser. Dans sa main, la dague que son père lui avait offert, elle la sert contre elle.Son père la toujours élevé en lui apprenant à se défendre seule,
Parce qu'on n'est jamais mieux servi que par soit même. lui répétait son père.
Sa voix raisonne dans sa tête...Comme s'il était là avec elle
Minuit sonne, elle saute de son lit sans bruit et se glisse à l'extérieur. Les rues sont vides, la plupart des gardes sont aux entrées, Laureïra se déplace furtivement, et sort de la ville, elle disparait dans la pénombre...
Laureïra avance prudemment, le gros des troupes de morts-vivants avant été repoussée, mais il en reste des petits groupes errants sans buts. Elle allait de cachette en cachette, esquivant également les patrouilles de gardes, de peurs d'être ramené en "sécurité".
La nuit était calme, des râles cassaient le silence.
Ces satanés morts-vivants, siffle-t-elle entre les dents, je les déteste !
Elle sert sa dague, toujours en main, et continue.
Une heure plus tard, la voilà proche de Tranquillien, la ville semblait vide, abandonnée à son sort. Elle s'approche prudemment, plus un elfe, plus une goule, et pourtant cette odeur persistante de brûlé embaume l'ambiance.
Elle arrive devant sa demeure et se stoppe nette. Sur la porte une croix rouge a été peinte, ça n'est pas bon signe. Une boule au ventre se fait ressentir, elle reste immobile.
Quelques minutes passent, elle n'a pas bougé, dans ce silence lourd, elle réfléchit.
Que vais-je trouver à l'intérieur…Peut-être…
Elle chasse cette idée de la tête, c'est impossible.
Laureïra avance enfin, doucement, elle pose la main sur la poignée et ouvre doucement la porte. A l'intérieur, le temps semble s'être arrêté, table renversée, chaises cassées, traces de sang, beaucoup trop de sang. Elle fait quelques pas, s'arrête et regarde le sol, là où sa mère se trouvait, le sol est rouge, des flashs apparaissent, elle revoit sa mère, les yeux écarquillés. Elle chasse le souvenir.
Là où elle a vu son père et sa sœur, rien. C'est bon signe, ont-ils pu s'échapper ?
Mais où êtes-vous ?
Elle fouille les alentours, au sol il y a un bracelet, celui de sa sœur, elle le met à son poignet. Laureïra va ensuite à l'étage.
Personne...
Elle récupère quelques-unes de ses affaires puis va sur la terrasse, là où tout a basculé…
Au milieu, le tableau de son père toujours sous le drap. Elle le dévoile, et reste bouche bée. Sur le tableau, Laureïra est à une table, sa plume à la main et elle regarde vers "L'artiste", un grand sourire aux lèvres. Les larmes lui montent aux yeux, elle les ferme et recouvre la toile avec le drap.
Père…
Elle emballe le tableau et commence à partir lorsqu'elle voit un nuage de fumée en contre bas. Elle s'approche du bord et découvre une grande fosse dans laquelle tous les corps ont été mis avant d'être brulés. l'origine de cette odeur immonde…
Elle reste quelques minutes à regarder le brasier, puis détourne le regard
Ne pas perdre espoir ! Partons d'ici, je ne veux pas qu'on voit que je suis partie
Bois de champs éternels, l'air était doux et la brise agréable malgré le ciel sombre et menaçant. Cela avait bien changé depuis son départ, il y a presque 20 ans...
Laureïra et son compagnon de route avançaient prudemment. La zone ayant toujours été dominé par la horde, arriver en monture volante était trop risqué, ils avaient donc opté pour leurs montures terrestres.
Les deux compères avançaient en file. Elle se laissait guider sans rien dire, le regard dans le vide, revenir ici faisait ressurgir de très mauvais souvenirs. Maki avance doucement, c'est un guerrier vétéran de la 7e légion, cheveux grisonnant, le corps marqué par les différents combats de ces dernières années, il arborait une armure de plaque sombre avec un aura bleu, vestige de ses combats en Norfendre.
Il fit stopper les chevaux et posa sa main sur son pommeau
Attends, il y a quelque chose.
Le destrier de l'effroi de Laureïra s'agite. Des bruits dans les herbes environnantes.
Ca n'est pas bon
Surgit de nulle part, une flèche siffle, Maki l'esquive de justesse.
Puis un tigre les charge accompagné de son chasseur, Vulpérin visiblement
Ni une, ni deux, Maki bondit de son cheval de guerre en criant, bouclier en avant il atterri directement sur le chasseur, ce dernier complètement sonné finira avec une lame entre les côtes.
De son côté Laureïra n'a fait qu'une bouchée du tigre qui fini brulé après avoir couru d'effroi. Elle se retourne et voit Maki assommé. Derrière lui surgit un voleur mort vivant.
Prise d'une colère viscérale en voyant cet être décharné, elle ne perdit pas de temps pour lancer une conflagration suivi d'un trait du chaos. Le voleur mal en point préfère disparaitre dans un nuage de fumée.
Le calme est revenu aussi vite qu'il était parti, Maki reprend ses esprits
Il m'a bien eu, ce fourbe
Attaque de lâche, fuite de lâche. Siffla t'elle
Bon, pour la discrétion on repassera du coup
Je ne comprends pas pourquoi on nous a appelé, ils n'ont qu'à se débrouiller puisqu'ils sont si malins ces hordeux
Arrêtes, tu sais bien que c'est un problème qui nous concerne tous. Xal'Atath n'a que faire de nos querelles de territoires. Dit-il, tout en récupérant la plaque d'honneur sur le cadavre du Vulpérin encore chaud.
Epée au fourreau, il attache son bouclier sur le cheval resté impassible malgré l'attaque soudaine.
Dressé aux écuries d'Hurlevent et équipé d'une armure de plaque arboré de piques, son cheval n'était pas à son premier champ de bataille.
Après cet interlude, ils reprirent la route pour la capitale des Elfes de sang, Lune d'Argent.
Ils s'étaient tout deux arrêté devant la majestueuse entrée de la ville de Lune d'Argent
Maki contemplait l'architecture qui les accueillait
Les murs étaient vraisemblablement fait de marbres blancs ornementés de dorures, tout semble majestueux, rien d'étonnant venant des Elfes de sang se dit Maki, mais ça n'est pas moins impressionnant la première fois.
Toujours plus, s'exclame t'il
Pas de réponse, Maki tourne la tête pour la regarder, Laureïra fixait l'entrée, les yeux remplis de larmes, elle gardait tout de même son regard brulant de haine
Jamais elle ne pensait revenir dans cette ville, qui l'avait abandonné, même rejeté
Pardon, j'oublie tout le temps cette partie de ton passé
Laureïra brisa son silence, la gorge nouée
C'est rien, je suis contente que tu sois là avec moi, je n'y arriverai pas seule
Il pose sa main sur son épaule
Allons-y, dit-il en donnant une impulsion à son palefroi
Elle suivit sans rien dire, regardant à droite à gauche.
Les gardes semblaient tendus mais ne bougent pas. Arrivé à leur niveau, l'un d'eux les interpella en Thalassien.
(Thalassien) Halte là vous deux, par ici
Maki se tourna vers Laureïra l'air interrogateur
Il nous demande de s'arrêter
Ah d'accord, heureusement que tu es là, j'aurais pu provoquer un "Incident diplomatique"
(Thalassien) On n'aime pas trop les gens dans vot' genre par chez nous...
Il marque une pause
(Thalassien) Mais nous n'avons pas le choix,,, Voici quelques règles à respecter pendant votre séjour temporaire. Vous devez rester dans les quartiers marqué de drapeaux bleus, en dehors de ce quartier, on tire à vue !
Il esquisse un sourire en coin
(Thalassien) Et sachez que ce sera avec grand plaisir. Un pas de travers et c'est la mort avec un retour express de votre cadavre par votre portail pour Hurlevent.
Maki restait silencieux, regardant le garde parler sans le comprendre, attendant qu'elle lui traduise ce qu'il disait.
Le garde fit un geste de la tête leur faisant mine de bouger
Alors ?
Alors, on doit reste dans le quartier marqué de drapeau bleu, on tape personne, le reste c'est du bla bla provocateur d'elfe débiles. Te connaissant, heureusement que tu ne comprenais pas
Hmm...
Ils reprirent leur route vers le centre ville. La ville était très agitée, les habitants avaient l'air inquiets et méfiants, certains faisaient leurs bagages, d'autres lancés des regards noir à nos aventuriers
Peut-on leur jeter la pierre, des membres de l'Alliance, ennemis de toujours se promènent librement dans leurs rues, n'importe qui serait inquiet.
Plus ils approchaient du centre, plus l'ambiance était lourde, entre les cris des marchands ambulants, l'agitation des armées et celle des habitants, le tout amplifié par cet énorme rayon du vide que Xal'Atath avait ouvert, comment ne pas être tendu...
Maki montra un bâtiment du doigt
Allons à l'Auberge, peut-être trouverons nous des visages amicaux qui sauront nous guider dans cette satanée ville. J'aimerais forger deux trois choses avant de repartir.
Laureïra acquiesça
L'auberge était bondée, avec tout ces aventuriers venus de tout Azeroth, il était difficile de trouver une place. On peinait a entendre les musiciens avec tout ce brouhaha mais l'ambiance était plaisante.
Après quelques minutes d'attente, Laureïra arriva à la table avec deux Omelettes luxueuses et une bouteille d'Eau de source éternelle...
Ils ne vendent pas de bière Maki, désolée
Pas de bière ? Un défaut de plus pour cette ville...
Ils commencèrent à manger, les omelettes étaient juste comme il faut, délicieuse avec des petites épices des bois éternels qui relève le gout des oeufs.
Une silhouette s'approcha de leur table avant de les interrompre
Je peux me mettre à cette place ? demanda d'une voix douce l'inconnue
Bien sûr, dit Maki sans lever les yeux de son plat
Laureïra s'était figée, cette voix, elle la reconnaitrait entre mille.
Elle se leva brusquement manquant de renverser la table. Maki surpris rattrapa son verre de justesse, tout en posant la main sur son fourreau par réflexe
Makilya ? C'est bien toi !
Elle lui sauta dans les bras.
Je ne pensais pas te voir ici, ça fait tellement longtemps
Il se détendit, fausse alerte, il les regardait, Laureïra avait un sourire aux lèvres.
Cela fait longtemps que je ne l'avais pas vu sourire... mais qui est cette personne...
Il restait silencieux en attendant les présentations, il ne voulait pas les interrompre...
Après un long moment, Laureïra lâcha prise, libérant son amie
Ouf, j'ai cru que tu ne me lâcherai jamais...
Maki se leva et fixa Makilya
C'était une elfe du vide comme Laureïra, grande et mince, la peau violacée, ses cheveux bordeaux long et ondulés tombent en partie devant son visage, lui donnant un air mystérieuse. Elle porte une longue robe rouge et noire avec des reflets jaune orangés animés magiquement rappelant le mouvement des flammes. Sûrement une mage se dit-il
Elle le dévisage longuement sans rien dire et se tourne vers Laureïra avant de lui demander
(Thalassien) Qu'est ce qu'il me veut ton humain ?
(Thalassien) Mon humain comme tu dis est...mon compagnon, il m'a aidé dans mes pires moments, il est toujours là pour moi, soit gentille avec lui
Elle se tourne de nouveau vers Maki et lui sourit tout en faisant la révérence
Enchantée bel aventurier, Makilya, mage de renom pour vous servir. Laureïra m'a bien caché votre existence
Makilya sourit en le voyant rougir. Laureïra, les bras croisés leva les yeux au ciel
Ne te laisse pas charmer Maki, c'est juste pour m'embêter, asseyons nous.
Non, je connais un endroit plus tranquille, prenez ma main
Makilya sortit une clé de sa poche et prononce quelques mots, en quelques secondes un portail s'ouvrit avant d'emporter les trois compères.
Ici, nous serons plus tranquille...
Laureïra regardait autour d'elle, cela semblait être une auberge comme une autre, lourdement décorée de trophées de tout continents, mais plus calme effectivement, avec une petite odeur de bière dans l'air en prime. Elle se tourne vers Maki, il est déjà au bar tout sourire
Ils ont de la bière ! J'en prend 3 s'il vous plait, dit-il en tendant la monnaie
Asseyons-nous, dit Makilya, nous avons à parler
Mais où sommes nous ?
C'est l'Arcantina, je vous laisserai une clé à chacun, ça permet de se téléporter ici directement sans avoir à passer par la ville. On est bien plus tranquille que dans les auberges de la ville
Elle se pencha en avant et se mis à chuchoter
Et surtout sans les oreilles baladeuses de la horde ou de la lame du crépuscule
Maki avait posé les bières sur la table et s'était assis
C'est qui ceux là encore ? Demanda t'il
La lame du crépuscule est un groupe sectaire servant Xal'Atath...
Makilya fit une pause et fixa Laureïra avant de reprendre
Je suis contente que tu sois là, quand je vous ai vu arriver en ville, j'ai cru voir un fantôme
Tu exagères, rétorqua laureïra
Non, depuis qu'on a été séparé du vide et d'Umbric, je n'avais plus de nouvelles, je pensais que tu...Oublies, c'est bien que tu sois là, que vous soyez là, je vais avoir besoin d'aide
Maki prit une gorgée en silence, ne voulant pas s'imposer dans cette conversation
Je fais partie du Kirin Tor, enfin de ce qu'il en reste. C'est Jaina Portevaillant qui m'envoie ici pour enquêter. Elle pense que la Lame du Crépuscule agit dans l'ombre et notamment à Tranquillien
Tranquillien...
Oui, je sais Laureïra, elle a été reconstruite, ça a bien changé mais tout aide sera la bienvenue, je peux compter sur vous ? Je sais que je peux te faire confiance, et les gens de confiance sont rares en ce moment.
Bien sûr qu'on va t'aider, que faut-il faire ?
Merci, pour ce soir reposez-vous, on part à l'aube demain. Rendez-vous à l'étang devant l'entrée de la ville...

Le lendemain; nos deux aventuriers s'étaient levés à l'aube et se dirigeaient vers l'entrée de la ville, l'air était frais mais agréable..
C'est bien calme ce matin, s'étonna Maki
Si on passe outre ce rayon gigantesque venu du ciel
Le guerrier leva les yeux au ciel
Oui, évidemment... Pour ma part je n'y fait plus attention
Je ne sais pas comment tu fais pour réussir à l'ignorer
Tu sais avec le temps, inconsciemment notre corps apprend à faire abstraction de ce genre de chose, les bruits continus, les cris....
C'est vrai, mais certaines "chose" sont plus difficile à ignorer que d'autres.
Certes...
Ils arrivèrent à l'entrée, Laureïra regarde sur sa gauche et voit au loin le petit étang indiqué par son amie. Quelques minutes de marche suffirent pour y arriver, Makilya était assise au bord de l'eau et jouait avec les éléments en les attendant. Elle ne remarqua pas de suite leur arrivée, Laureïra fit fondre le petit bloc de glace que son amie avait fait, en guise de signal d'arrivée.
Oh, je vous avais pas vu venir
Effectivement, tu avais l'air pensive, je ne voulais pas te faire peur
Oui, tout ces évènements... Ca me travaille...Je ne sais pas ce qui se trame mais ça à l'air bien compliqué... Mais passons ! Avez-vous bien dormi ?
J'ai rarement dormi dans une aussi bonne literie, rétorqua Maki.
Niveau confort, les elfes de sang savent y faire, on est loin des lits de paille des Orcs
Pfff, c'est clair, ricana Laureïra
Après quelques minutes de discussions, ils prirent la route pour Tranquillien, à pied, histoire de faire moins "Aventuriers". Makilya leur fait par de ses recherches sur le sujets, et des échanges qu'elle a déjà eu avec Arator qui est là-bas actuellement
Attends, Arator, Arator ? Le Arator ? Le fils d'Aléria ? Maki semble surpris
Euh oui, celui-là même, il prend de l'assurance
J'ai entendu parlé de lui sur Argus, sacré combattant, je ne savais pas qu'il était ici
Laureïra était toujours silencieuse, elle allait revoir sa ville natale... Tant de temps après le drame survenu à sa famille, elle n'y était jamais revenu. La ville a dû bien changé, en tout cas, elle l'espérait
La ville fut enfin visible au loin, elle semblait plus grande que dans ses souvenirs, elle était magnifique, à l'image des elfes de sang et surtout pleine de vie.
Ils marquèrent une pause à l'entrée, la mage s'était arrêtée au côté de Laureïra, elle posa une main sur son épaule en guise de réconfort
Premier retour depuis ton départ ?
Oui...
Après la reprise de la région par les elfes de sang, ils ont mis un point d'honneur pour effacer les traces de cette tragédie
Je vois ça...
Evitons d'aller par chez toi, ton ancienne maison est de nouveau habitée me semble t'il
Tant mieux, je n'ai plus rien à faire ici de toute façon, d'autant plus que nous ne sommes plus trop les bienvenues dans la région...
Maki avait pris les devants en allant parler à un résident, mais il semblait revenir bredouille
Evidemment, d'une ils ne parlent que l'elfe et de deux, je suis un étranger pour eux...
Je pense qu'il vaut mieux se séparer, peut-être nous parleront-ils plus s'il n'y a pas d'humain dans le coin
Sympa, vous êtes de l'alliance aussi, juste pour rappel
Les deux elfes l'avaient ignoré, et était déjà parties
Ok, on fait comme ça... je vais à l'auberge ! Cria t'il
Maki s'y dirigea, s'installa à l'extérieur à une table avec un verre de vin local et un repas et il se mit à observer. Il y avait beaucoup d'activités pour une si petite ville, il restait silencieux, regardant les va-et-vient des passants, des gardes, des livreurs...
Une heure passe, les deux elfes revenaient de leurs investigations et s'assirent à table avec Maki. Laureïra semblait pensive, Le serveur pris leurs commandes avant de partir vers une autre table
Alors ?
Alors tout le monde est méfiant mais semble heureux ici, commença Makilya
Mais ?
Il se trame quelque chose, je vois bien que les gardes nous surveillent du coin de l'œil depuis notre arrivée, il y a des messes basses aussi, au début je les mettais sur le dos de notre allégeance, mais finalement, c'est peut-être plus que ça... Et toi ?
Je suis comme toi, je suis resté là à observer la vie de la ville, il y a beaucoup d'activités, plus que normalement pour cette taille de ville, et beaucoup de livraisons, le mort-vivant la bas, qui gère les arrivées a lui même l'air de s'en étonner. Vous avez vu Umbric ?
On doit y aller, ça fait longtemps que je n'ai pas vu notre maitre, je ne sais pas comment il va réagir
Bah, il suffit d'y aller et tu dis "Bonjour Maitre, ça fait longtemps" et basta
Tout à l'air simple avec toi, Maki
Pas le temps pour toutes ces courbettes, et si ça plait pas, coup de bouclier dans la bouche, il sourit, je plaisante, mais des fois, il ne faut pas trop se prendre la tête. Je ne suis qu'un guerrier après tout...
Il se tourna vers Laureïra qui ne disait rien, elle prit la parole
Et toi, tu as vu quelque chose ?
Je suis allé voir certains de mes anciens voisins, ils n'aiment pas trop le nouveau maire et ses idées. Ils disent qu'il y a eu des attaques sur les routes, et certaines disparition, mais quand ils vont voir les gardes, ils ne font rien
Soit ils sont trop peu, soit...
Le serveur vient avec les plats, tout le monde se tut jusqu'à son départ
On continuera cette discussion plus tard, loin des oreilles baladeuses, indiqua Maki
Ils mangèrent tranquillement , échangeant des banalités. Le repas finit, Maki finit son verre et s'exclama en se levant
Bon, allons voir votre Magistère Umbric
Depuis l'arrivée des aventuriers, elle les observait. Sa goule commençait à s'impatienter et faisait des petits râles. Elle claqua des doigts pour que la goule se taise et remis son gant de plaque. Après quelques minutes quand Laureïra et ses amis étaient assez loin, elle s'éloigna discrètement...